Depuis ce mercredi 25 mars 2026, les citoyens maliens disposent d’une manière plus simple pour contacter les services de sécurité et de protection civile. Le Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a mis en service de nouveaux numéros verts, courts et gratuits, afin de faciliter l’alerte en cas d’incident.
Au total, sept numéros ont été attribués, chacun correspondant à un service précis : la Police nationale (101), la Gendarmerie (111), la Protection civile (122), le Secrétariat permanent de Lutte contre la Prolifération des Armes légères (133), l’Office central des Stupéfiants (135), le Centre de Coordination et de Gestion des Crises (144) et la Garde nationale (145). La réduction du nombre de chiffres vise à permettre un accès rapide et intuitif, tout en exploitant les nouvelles capacités techniques des centres d’appels pour identifier et localiser les appelants.
Dans les quartiers du marché de Bamako, cette annonce ne laisse pas indifférent. Fatoumata, étudiante, dit qu’elle a immédiatement noté les numéros sur son téléphone : “Avant, j’oubliais toujours le numéro de la gendarmerie. Maintenant, c’est facile, ça tient en tête.” À quelques rues de là, Issa, chauffeur de taxi, reste prudent : “On verra si les secours arrivent vite. Les numéros courts, c’est bien, mais il faut que quelqu’un décroche vite et que les patrouilles soient réactives.”
Dans les services, on explique que chaque appel sera géolocalisé. Cela signifie que si quelqu’un appelle depuis le quartier de Niamakoro ou de Koulouba, les équipes savent immédiatement d’où provient la demande. Une avancée qui pourrait transformer la rapidité d’intervention, surtout dans les zones périphériques où les policiers mettent parfois plusieurs dizaines de minutes pour arriver.
La mise en service de ces numéros intervient après plusieurs semaines de tests techniques. Les responsables assurent que les lignes sont opérationnelles, mais reconnaissent que le vrai défi sera de gérer les pics d’appels, notamment lors de fêtes ou incidents majeurs.
Pour l’instant, les Maliens retiennent surtout une chose : plus besoin de jongler avec des numéros à six ou sept chiffres, et la promesse d’une assistance plus rapide. La question qui reste sur toutes les lèvres : est-ce que ça marchera vraiment quand une situation urgente se présentera ? Les prochains jours, voire les premières alertes, donneront la réponse.
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