Carburant : quota de 600 litres pour les camions, décision d’urgence du CECOGEC

La décision est tombée vendredi 13 mars 2026. Le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes a déclenché une mesure de rationnement visant les véhicules gros porteurs. Objectif immédiat : éviter que les réserves de gasoil disponibles ne s’épuisent trop vite.

La mesure n’est pas sortie de nulle part. Elle a été arrêtée au terme de la 17ᵉ réunion de suivi consacrée à l’approvisionnement du pays, organisée la veille, le 12 mars, dans les bureaux du Ministère de l’Industrie et du Commerce du Mali. Autour de la table : responsables administratifs et opérateurs pétroliers. Les discussions ont porté sur l’état réel des stocks et sur les risques de déséquilibre dans la distribution.

Résultat : chaque camion ou véhicule gros porteur ne pourra désormais charger que 600 litres de gasoil lors de son passage en station-service. Pas plus. Cette limitation est prévue pour 72 heures, le temps pour les autorités de réorganiser la circulation des volumes disponibles.

Pour éviter les contournements, un dispositif numérique accompagne la mesure. La Direction Générale du Commerce et de la Concurrence a déployé une application mobile permettant d’enregistrer chaque ravitaillement. Lorsqu’un camion se présente à la pompe, les agents doivent saisir les informations du véhicule dans le système. Le principe est simple : empêcher qu’un même camion fasse plusieurs stations dans la journée pour accumuler du carburant.

Dans plusieurs stations de Bamako, les gérants ont été informés de la nouvelle procédure dès vendredi matin. Des contrôles devraient suivre afin de vérifier que le quota est respecté.

Pour les autorités, la priorité est d’éviter un phénomène déjà observé lors de périodes de tension : certains transporteurs remplissent des citernes au maximum, pendant que d’autres repartent avec des réservoirs à moitié vides. En plafonnant la quantité distribuée, le gouvernement tente de répartir les volumes restants sur un plus grand nombre de véhicules.

Le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes insiste sur un point : il ne s’agit pas d’une nouvelle règle permanente. La restriction est présentée comme une réponse ponctuelle à une situation tendue.

Pendant ces trois jours, les transporteurs devront composer avec ce plafond de 600 litres. Suffisant pour certains trajets régionaux, trop limité pour d’autres itinéraires plus longs. C’est pourtant le compromis retenu pour passer ce moment délicat sans voir les stations se retrouver à sec.


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