Mardi matin, dans une salle de réunion de l’Inspection générale de l’Éducation nationale à Bamako, les premières discussions ont posé le décor. Le comité préparatoire chargé de l’Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027 a officiellement lancé ses travaux, avec autour de la table plusieurs ministres et des profils venus de différents secteurs.

L’initiative vient directement de Assimi Goïta. L’objectif affiché : remettre l’école au centre, tout en redonnant du poids à la culture dans la formation des jeunes. Dit comme ça, ça semble évident. Sur le terrain, c’est beaucoup plus compliqué.
Autour de la table, plusieurs profils clés. Amadou Sy Savane ouvre les échanges. Il parle de refondation, mais sans entrer dans des slogans. Le problème est connu : programmes parfois décalés, manque de cohérence entre les niveaux, et surtout une difficulté à relier ce qui est enseigné à la réalité quotidienne des élèves.

En face, Mamou Daffé ne cache pas l’enjeu : la culture est souvent citée, rarement intégrée de manière concrète dans les parcours scolaires. Ici, il est question de faire plus que des événements symboliques. On parle de contenus, de transmission, de présence réelle dans les salles de classe.
À leurs côtés, Boureima Kansaye et Oumou Sall Seck complètent le tableau. Universités, centres de formation, insertion professionnelle : le projet dépasse largement le primaire et le secondaire.
La coordination est confiée à Kagnoumé Jean Bosco Konaré. Concrètement, c’est lui qui devra transformer les échanges en plan de travail. Pas un document théorique, mais quelque chose d’utilisable : calendrier précis, actions identifiées, responsabilités claires.
Pour l’instant, le comité avance prudemment. Un chronogramme est en préparation. Les premières pistes circulent, mais rien n’est encore figé.
Le vrai test viendra plus tard. Parce qu’au Mali, les annonces ambitieuses ne manquent pas. Ce qui fait défaut, c’est souvent l’exécution : financement tardif, suivi irrégulier, décisions qui restent sur papier.
Cette fois, la pression est différente. L’éducation touche tout le monde, la culture aussi. Si les promesses ne se traduisent pas rapidement en changements visibles, la déception sera immédiate.
Le travail commence à peine. Et déjà, les attentes sont élevées.
En savoir plus sur FASSO ACTU
Subscribe to get the latest posts sent to your email.