Ce n’est pas une annonce officielle avec discours alignés. Plutôt un geste posé, presque discret. À Koulikoro, le gouverneur El Hadj Lamine Kapory Sanogo a fait remettre un bœuf à la maison d’arrêt et de correction. Destination : les détenus. Moment choisi : juste avant la Aïd el-Fitr.

Le don a suivi un circuit précis. Il est passé par Mohamed Koureichi, directeur régional du développement social et de l’économie solidaire, avant d’atterrir dans l’enceinte pénitentiaire. Pas de mise en scène, mais une remise encadrée. À l’arrivée, c’est Abdoulaye Fofana qui réceptionne pour l’administration.
Dans la cour de la prison, ce type de don ne passe pas inaperçu. Un bœuf, ce n’est pas symbolique : c’est de la viande à partager, un repas qui change de l’ordinaire. Concrètement, cela veut dire que, le jour de la fête, les détenus auront droit à un plat différent, préparé à partir de ce don. Un détail pour certains, mais pas pour quelqu’un qui vit sous régime carcéral, où les menus ne varient presque jamais.
Le responsable pénitentiaire ne parle pas d’un cas isolé. Selon lui, le gouverneur a déjà multiplié ce genre d’initiatives. Pas uniquement en direction de la prison. D’autres groupes dans la région de Koulikoro ont aussi bénéficié de distributions à l’approche de la fête. On est donc face à une série d’actions, pas à un coup ponctuel improvisé.
Reste une limite qu’il ne faut pas contourner : ce geste améliore un moment, pas une situation. Il ne règle ni la question de la surpopulation, ni celle des conditions de détention. Il ne touche pas aux lenteurs judiciaires. Il offre une respiration, rien de plus. Mais parfois, dans un lieu fermé, une respiration compte.
Le jour de l’Aïd, il y aura donc de la viande dans les assiettes. Et, pendant quelques heures, une ambiance différente. Pas une transformation du quotidien juste une parenthèse.
En savoir plus sur FASSO ACTU
Subscribe to get the latest posts sent to your email.