Le Conseil des Ministres a adopté ce mercredi 25 mars 2026, un projet de décret validant la Politique nationale d’Assainissement et son Plan d’actions 2026-2030, marquant la fin de plusieurs mois de travail technique et de concertations locales. Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, cette décision ouvre la voie à des interventions concrètes pour améliorer l’accès aux services d’assainissement à travers le pays.
L’élaboration de cette politique n’a pas été un simple exercice théorique. Elle a mobilisé des équipes techniques qui ont cartographié plus de 500 quartiers urbains et 120 villages ruraux, identifié les points noirs en matière d’assainissement et évalué les besoins en infrastructures comme les latrines publiques, les systèmes de traitement des eaux usées et les stations de compostage des déchets organiques. Les recommandations issues de ces études ont été intégrées dans le Plan d’actions 2026-2030, qui fixe des objectifs chiffrés : par exemple, réhabiliter 45 stations de traitement dans les centres urbains d’ici 2028 et construire 150 latrines collectives dans les zones rurales prioritaires d’ici 2030.
Cette initiative s’inscrit dans les axes de « Mali kura petaasira ka ben san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033. L’idée n’est pas seulement de poser des infrastructures, mais de créer un système durable : chaque chantier sera accompagné de programmes de formation de 300 agents municipaux et communautaires, de sensibilisation auprès de 200 000 ménages et de la mise en place de mécanismes de suivi basés sur des données GPS et des audits trimestriels.
Le projet de décret adopté consacre officiellement l’approbation de cette politique et donne le feu vert pour le début de sa mise en œuvre. Les premières actions concrètes sont déjà planifiées : réhabilitation du réseau d’assainissement du quartier Badalabougou, installation de systèmes de traitement des eaux usées dans la ville de Ségou et lancement de programmes pilotes de collecte et de valorisation des déchets organiques dans la région de Sikasso.
Le gouvernement met également l’accent sur la gestion locale : les collectivités seront responsables de l’entretien et du suivi des infrastructures, avec un appui technique du ministère et des partenaires pour garantir que les investissements se traduisent par des résultats tangibles pour les populations.
Avec ce décret, le Mali ne se limite plus à parler de politiques publiques. Il pose des actions concrètes, mesurables et visibles, visant à transformer l’assainissement urbain et rural et à garantir un cadre de vie plus sain pour des centaines de milliers de citoyens.
En savoir plus sur FASSO ACTU
Subscribe to get the latest posts sent to your email.