Kayes, 25 mars 2026 — La 3ᵉ session du Comité technique régional du Recensement Général Agricole (RGA) s’est tenue ce mercredi dans la salle de conférence du Gouvernorat, sous la présidence du gouverneur de la région, Moussa Soumaré. Cette rencontre de travail a permis de faire le point sur les premières données issues de l’opération, d’examiner les conditions de leur exploitation et de situer leur portée dans l’élaboration des politiques agricoles à l’échelle régionale et nationale.

Le RGA, explique-t-il, n’est pas une simple collecte de chiffres. L’objectif, c’est d’obtenir des données exploitables, celles qui permettent de savoir, concrètement, combien d’exploitations existent, où elles se trouvent, et comment elles fonctionnent. Il insiste sur un point précis : ces résultats doivent servir de base pour les prochaines estimations agricoles, pas rester dans des rapports.
Le recensement a été couplé à l’enregistrement des exploitations et des entreprises agricoles. Autrement dit, chaque unité recensée a été identifiée, localisée, rattachée à un espace précis. Des parcelles, parfois jamais documentées auparavant, apparaissent désormais sur des cartes. Cette question de géolocalisation revient plusieurs fois dans les discussions, notamment sur la fiabilité des relevés et leur mise à jour.
Le gouverneur évoque aussi les conditions dans lesquelles l’opération a été menée. Il parle d’un travail rendu possible par plusieurs éléments : des outils numériques déjà disponibles, des applications pour la collecte sur le terrain, des dispositifs de suivi. À cela s’ajoute l’appui d’un programme régional dédié à l’harmonisation des statistiques agricoles. Sans ces appuis, reconnaît-il, certaines étapes auraient été plus compliquées.
Dans la salle, les interventions sont parfois très techniques. On parle de méthodes de collecte, de traitement des données, de cohérence entre les informations remontées des différentes localités. Certains responsables régionaux reviennent sur des contraintes rencontrées, accès difficile à certaines zones, problèmes logistiques, ajustements de dernière minute.
Avant de céder la place aux présentations des résultats, le gouverneur prend un moment pour remercier les partenaires impliqués. Il mentionne aussi le travail des équipes locales, engagées sur le terrain pendant toute la durée du recensement. Puis il invite les participants à se concentrer sur la suite : comprendre les chiffres produits et, surtout, savoir comment les utiliser.
Car au-delà de la collecte, c’est bien l’exploitation qui est attendue. Les données sont là. Reste à voir ce qu’elles vont changer, concrètement, dans la manière de piloter le secteur agricole à l’échelle régionale.
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