À l’occasion de la Journée internationale du souvenir des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, revient sur un passé que l’institution refuse de cantonner aux archives, ce 25 mars.
Dans le texte, pas de détour. Il évoque des millions d’Africains capturés, déplacés de force, exploités dans des conditions extrêmes. Le propos est direct, presque sec. L’idée n’est pas de décrire longuement, mais de rappeler ce qui s’est joué, une rupture brutale, à grande échelle, qui a laissé des traces profondes.
Le communiqué ne s’arrête pas là. Il bascule rapidement vers le présent. Le président de la Commission parle d’une injustice qui ne s’est pas refermée avec le temps. Les termes employés renvoient à quelque chose de structurel, avec des effets qui continuent d’apparaître dans les dynamiques économiques, sociales et culturelles, aussi bien sur le continent que dans les diasporas.
Sur la mémoire, le ton est plus insistant. Il ne s’agit pas simplement de marquer une date dans le calendrier. Il est question de conserver des repères précis, de transmettre des faits, d’éviter toute forme d’effacement ou de banalisation. L’éducation est clairement identifiée comme un levier, au même titre que les échanges entre sociétés.
Le passage consacré à la justice réparatrice s’inscrit dans une continuité. L’Union africaine réaffirme sa position, sans entrer dans des annonces détaillées. Le sujet reste ouvert, porté à la fois par les États et par les communautés issues de la diaspora africaine.
Pas de longueur inutile dans ce communiqué. Juste un texte qui relie un passé lourd à des réalités encore visibles, en évitant les formulations vagues. Une manière de rappeler que, pour l’institution, la mémoire ne se limite pas à un exercice symbolique.
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