Ce vendredi 27 mars, la cour de l’Union Malienne des Aveugles (UMAV) à Faladié a servi de cadre à une cérémonie de remise de matériels en faveur des Maliens rapatriés de Mauritanie, du Burkina Faso et du Niger. Organisée par le Ministère de la Santé et du Développement Social (MSDS), à travers son Fonds de Solidarité Nationale, cette initiative a permis de distribuer des équipements essentiels aux familles récemment de retour.
En tout, 10 balles de couvertures ont été distribuées, accompagnées du même nombre de cartons de kits sanitaires. À cela s’ajoutent des kits scolaires et des kits de soins pour nourrissons : couches, produits d’hygiène, petits accessoires, destinés aux familles avec bébés. Des objets simples, mais qui répondent à des besoins très concrets dès l’arrivée.
Les bénéficiaires viennent pour la plupart de Mauritanie, du Burkina Faso et du Niger. Certains sont arrivés récemment, parfois avec peu d’effets personnels. Ici, chaque carton récupéré est immédiatement vérifié, souvent ouvert sur place, pour s’assurer du contenu. Les couvertures, elles, sont saisies sans attendre utiles dès la première nuit.
Derrière cette distribution, on retrouve le Fonds de Solidarité Nationale dirigé par Modibo KONE. L’initiative s’inscrit dans une série d’actions lancées ces dernières semaines. En février déjà, une opération de plus grande ampleur avait été menée sous l’impulsion du ministre, le Médecin Colonel-major Assa Badiallo TOURÉ.
Sur place, le Conseiller technique chargé de la protection sociale, Sayon Doumbia, n’a pas prolongé son intervention. Quelques mots, directs : ces équipements doivent arriver jusqu’aux bénéficiaires sans détour. Une manière d’insister sur un point sensible, entre la remise officielle et la distribution réelle, tout dépend souvent de l’organisation sur le terrain.
Le Coordinateur national pour le rapatriement, Mahamadou Lamine Camara, a, lui, évoqué l’usage des dons. Ils ne seront pas réservés uniquement aux rapatriés, mais aussi aux familles qui les accueillent. Dans certains quartiers, la pression est déjà visible : plus de personnes à loger, à nourrir, à accompagner.
La scène reste simple. Pas de grand discours, peu de formalisme. Mais au fil des remises, un constat s’impose : derrière chaque kit, il y a une urgence immédiate dormir, se soigner, envoyer un enfant à l’école avec un minimum de fournitures. Ici, l’aide ne se mesure pas en chiffres globaux, mais dans ce qu’elle permet, concrètement, dès le retour.
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