Le dispositif s’est resserré en quelques heures. Le 26 mars 2026, dans le secteur de Kati-coura, une opération menée par le Commissariat de Police local a permis de mettre un coup d’arrêt à un circuit bien rodé de transport et de revente frauduleux de carburant. Quatre individus ont été interpellés, et une cargaison dépassant le millier de litres a été récupérée.

Tout part d’un signalement jugé fiable. Des allers-retours inhabituels sont repérés sur l’axe Bamako–Kolokani. Les policiers de Kati-coura ne foncent pas tête baissée. Ils observent, recoupent, attendent le bon moment. Quand le véhicule est finalement localisé, l’intervention se fait sans agitation inutile.
La fouille ne laisse place à aucune ambiguïté. Quarante et un bidons de 20 litres, bien calés, plus un baril de 200 litres. Au total : 1 020 litres d’essence. Le chargement occupe l’espace, dégage une forte odeur, et trahit une logistique déjà rodée. On est loin d’un transport improvisé.
Les occupants, quatre hommes âgés de 24 à 43 ans, sont immédiatement maîtrisés. Identifiés par leurs initiales — A.K, M.D, D.K et K.D — ils n’ont pas donné d’explications convaincantes sur la provenance ni sur la destination du carburant. Direction : garde à vue, puis transmission du dossier aux autorités judiciaires.

Sur place, les agents décrivent une opération « propre », menée sans résistance. Le type de saisie qui demande plus de patience que de force. Car derrière ces volumes, il y a forcément des points de stockage, des fournisseurs, et des clients déjà habitués à ce genre de transaction.
Au commissariat de Kati-coura, on ne cache pas une certaine satisfaction, mais pas d’euphorie non plus. Ce genre de réseau ne disparaît pas en une nuit. Il se fragmente, se déplace, se réorganise ailleurs. D’où l’insistance sur les remontées d’informations venant du terrain. Sans elles, difficile d’anticiper. Pour les forces de sécurité, cette prise s’inscrit dans une série d’interventions ciblées. Pas spectaculaires, mais répétées. Et c’est précisément cette régularité qui finit par désorganiser ces circuits parallèles, souvent discrets, mais bien implantés.
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