La traque contre la consommation et la circulation des substances jugées nocives se poursuit sans relâche dans la capitale malienne. Cette fois, c’est sur la rive droite que les agents de l’Office central des stupéfiants (OCS) ont frappé, avec l’interpellation d’un individu impliqué dans la détention d’équipements de chicha.

L’opération, menée par l’antenne OCS Rive droite sous la conduite du capitaine Demba Tounkara, s’inscrit dans une série d’actions intensifiées ces dernières semaines. Sur le terrain, les équipes multiplient les descentes ciblées, souvent à proximité de zones à forte fréquentation, où la circulation de ces produits tend à se banaliser.
Mardi, en fin de journée, les éléments en patrouille ont mis la main sur un suspect identifié sous les initiales A.K.G. L’homme a été intercepté non loin d’une compagnie de transport en commun, en possession de quatre appareils de chicha soigneusement dissimulés. Une saisie qui, bien que modeste en apparence, alimente les soupçons autour d’un réseau plus structuré.
D’après les premières indications recueillies sur place, l’intéressé agirait pour le compte d’un certain H.N, résidant à Badalabougou. Une piste que les enquêteurs explorent désormais avec prudence, dans l’objectif de remonter une éventuelle chaîne d’approvisionnement.
Conduit dans les locaux de l’OCS, le suspect fait actuellement l’objet d’investigations approfondies. Les autorités cherchent à déterminer l’origine du matériel saisi, sa destination, mais aussi l’étendue des activités du réseau présumé. À ce stade, aucune hypothèse n’est écartée.
Cette interpellation intervient dans un contexte de durcissement de la lutte contre l’usage de la chicha, dont les effets sur la santé publique préoccupent de plus en plus les autorités. Derrière l’image parfois anodine de ce dispositif se cachent des risques sanitaires réels, notamment chez les jeunes.
À la tête de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta maintient une ligne ferme. Les opérations se poursuivent, avec un mot d’ordre clair : faire respecter la réglementation et freiner la banalisation de pratiques jugées dangereuses. Sur le terrain, cela se traduit par une présence accrue des agents et une vigilance renforcée dans les zones sensibles.
Reste à savoir si cette pression constante suffira à désorganiser durablement les circuits informels. En attendant, chaque interpellation vient rappeler que la lutte est loin d’être terminée et qu’elle se joue aussi dans les détails.
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