À Bougouni, la riposte contre la criminalité continue de se traduire par des actions concrètes sur le terrain. Dans la nuit du 2 au 3 avril 2026, une opération menée avec précision par le Commissariat de police local a permis de mettre la main sur trois jeunes individus soupçonnés d’appartenir à un réseau actif dans le cambriolage de commerces.

Tout commence dans une ambiance ordinaire, presque anodine, au quartier Hérémakono Nord. C’est là, dans un lieu de loisirs, que les éléments de la Brigade de Recherches interpellent deux suspects, A.K et A.D. Sur eux, un sac. À l’intérieur, plus de quatre millions de francs CFA en liquide. Une somme qui intrigue immédiatement les enquêteurs. Très vite, les premiers échanges dissipent les doutes : les deux jeunes, employés dans une boulangerie du quartier Médine, reconnaissent sans détour leur implication dans un vol perpétré… dans leur propre lieu de travail.
Leur mode opératoire en dit long sur le degré de préparation. Selon leurs déclarations, tout a été minutieusement planifié. Une première nuit consacrée à fragiliser la toiture en tôle, discrètement démontée puis découpée. La seconde nuit, celle du passage à l’acte, ils s’introduisent dans les locaux pour vider la caisse. Une opération en deux temps, exécutée avec sang-froid.
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Les deux suspects livrent rapidement le nom d’un troisième complice, O.D. Ce dernier est interpellé dès le lendemain, le 3 avril, toujours à Bougouni, au quartier Médine. Les premiers éléments de l’enquête révèlent un groupe structuré, qui ne laissait rien au hasard : repérages préalables, communication codée, coordination des mouvements… une mécanique bien rodée malgré le jeune âge des mis en cause, tous âgés de 19 à 21 ans.
Du côté de la victime, le constat est lourd. Le gérant de la boulangerie, venu lui-même signaler les faits au commissariat, évalue les pertes à plus de cinq millions de francs CFA. Une somme importante, qui témoigne de l’ampleur du préjudice.
Les trois suspects ont été placés à la disposition de la justice, tandis que les investigations se poursuivent pour déterminer s’ils bénéficiaient de complicités ou s’ils sont impliqués dans d’autres faits similaires.
Cette intervention s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre la délinquance, portée au niveau national par la Direction générale de la Police. À Bougouni, les autorités policières locales saluent le travail rigoureux des équipes engagées sur le terrain. Dans le même élan, un appel est lancé à la population : rester vigilante, signaler tout comportement suspect et maintenir une collaboration étroite avec les forces de sécurité.
Car ici, plus qu’une simple arrestation, c’est un message clair qui est envoyé : même les réseaux les mieux organisés finissent par laisser des traces.
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