Bamako renforce sa coopération avec l’OIM pour une gouvernance migratoire plus coordonnée

À Bamako, les questions migratoires continuent de mobiliser les autorités. Ce vendredi 10 avril 2026, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a accordé une audience au chef de mission de Organisation internationale pour les migrations, le Dr Boubacar Seybou, accompagné de ses collaborateurs.

D’emblée, les échanges ont mis l’accent sur un point précis : la nécessité de structurer davantage le dialogue entre les deux parties. Pas seulement des rencontres ponctuelles, mais un cadre de concertation régulier, capable de suivre de près les actions menées sur le terrain, notamment en matière d’assistance aux migrants, de retour volontaire et de réintégration.

Au cœur des discussions, la feuille de route commune. Ce document, souvent évoqué mais encore en phase d’ajustement, sert de boussole aux deux institutions. Il ne s’agit pas d’un simple cadre théorique : il définit des priorités concrètes, des mécanismes de suivi, et surtout une répartition plus claire des rôles. L’idée, selon plusieurs sources proches du dossier, est d’éviter les chevauchements d’initiatives et de maximiser l’impact des interventions.

Autre décision notable : l’organisation prochaine d’une rencontre élargie. Cette fois, il ne sera plus question de discussions restreintes. L’objectif est de réunir l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion des migrations au Mali — institutions publiques, partenaires techniques, et organisations internationales — afin d’harmoniser les approches. Une démarche qui traduit une volonté de passer d’actions dispersées à une stratégie réellement coordonnée.

La dimension internationale n’a pas été laissée de côté. Les deux parties ont également abordé les préparatifs du prochain Forum d’examen des migrations internationales prévu à New York. Pour Bamako, l’enjeu est clair : peser davantage dans les débats et faire entendre la voix du Mali sur les questions migratoires, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et socio-économiques persistants.

Le Dr Boubacar Seybou a, de son côté, salué les avancées enregistrées dans la coopération avec les autorités maliennes. Il a notamment transmis les félicitations de la direction générale de l’OIM suite à l’intervention du ministre lors de la récente rencontre ministérielle tenue au Caire, un signal diplomatique qui n’est pas anodin.

Au-delà des formules protocolaires, cette audience confirme une orientation : celle d’une gouvernance migratoire plus structurée, moins fragmentée, et davantage alignée sur les réalités du terrain. Reste à voir si les engagements annoncés se traduiront rapidement en actions visibles pour les populations concernées.


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