Élevage au Mali : des états généraux pour refonder un secteur clé de la souveraineté alimentaire

Bamako, 29 avril 2026 – Le Conseil des ministres a été informé de l’organisation prochaine des états généraux de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture, prévus du 4 mai au 29 juillet 2026. Une initiative d’envergure qui ambitionne de poser les bases d’une transformation durable d’un secteur vital pour l’économie nationale.

Source : © Emmanuel Delaloy – Photographe 2017 – Tous droits réservés

Au Mali, l’élevage représente bien plus qu’une activité traditionnelle : il constitue un levier essentiel de croissance, de sécurité alimentaire et de revenus pour des millions de ménages. Pourtant, le secteur reste confronté à de nombreux défis, notamment :

  • la faible modernisation des filières ;
  • les impacts du changement climatique ;
  • l’insécurité dans certaines zones pastorales.

Dans ce contexte, la tenue de ces états généraux apparaît comme une étape décisive pour repenser en profondeur l’organisation et la performance du secteur.

Placés sous le thème de la modernisation des filières animales, halieutiques et aquacoles, ces états généraux visent à rassembler l’ensemble des acteurs : éleveurs, producteurs, transformateurs, experts, autorités publiques et partenaires techniques.

L’objectif affiché est clair : établir un diagnostic exhaustif des filières et recueillir les préoccupations du terrain afin de proposer des solutions concrètes et adaptées aux réalités locales.

Au cœur des enjeux, la question de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Dans un contexte régional marqué par des tensions sur les ressources et les chaînes d’approvisionnement, le développement du secteur de l’élevage apparaît comme un facteur clé de résilience.

La modernisation des pratiques, l’amélioration génétique du cheptel, le renforcement des infrastructures et une meilleure gouvernance sectorielle sont autant de leviers évoqués pour atteindre cet objectif.

Au-delà du diagnostic, ces états généraux devraient déboucher sur des recommandations structurantes, susceptibles d’orienter les politiques publiques dans les années à venir. Ils pourraient ainsi marquer un tournant dans la manière d’aborder le développement des filières animales et halieutiques au Mali.

Si les attentes sont élevées, la réussite de cette initiative dépendra de la capacité des autorités à traduire les conclusions en actions concrètes. Le financement des réformes, la coordination des acteurs et la stabilité du contexte sécuritaire seront déterminants pour transformer les ambitions en résultats tangibles.

En lançant ces états généraux, les autorités maliennes affichent leur volonté de faire de l’élevage un moteur de développement durable. Reste désormais à concrétiser cette ambition sur le terrain, dans un secteur où les enjeux économiques, sociaux et environnementaux sont étroitement liés.


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