Addis-Abeba : Abdoulaye Diop plaide la cause du Mali devant le Bureau du COREP de l’Union africaine

En visite de travail à Addis-Abeba, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a été reçu le vendredi 15 mai 2026 par le Bureau du Comité des Représentants Permanents de l’Union africaine (COREP), actuellement composé des ambassadeurs du Burundi, de la Tanzanie, du Ghana et de l’Angola.

Le chef de la diplomatie malienne était accompagné, pour cette rencontre, des ambassadeurs des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) accrédités à Addis-Abeba. Cette audience s’inscrivait dans le cadre des consultations diplomatiques menées par Bamako après les attaques terroristes du 25 avril 2026.

Prenant la parole devant les représentants africains, Abdoulaye Diop a d’abord adressé les remerciements du Mali au Bureau du COREP ainsi qu’à l’ensemble de l’Union africaine pour les messages de condoléances, de solidarité et de soutien transmis au peuple malien après les récentes attaques terroristes.

Dans son intervention, le ministre a rappelé les origines de la crise sécuritaire au Mali, qu’il lie notamment aux conséquences de l’intervention militaire de l’OTAN en Libye. Selon lui, le Mali et les autres États membres de l’AES font face à une « guerre hybride par procuration », menée à travers l’instrumentalisation de groupes terroristes dans le but de freiner la dynamique de refondation engagée par ces pays sahéliens.

Le ministre malien a également dénoncé ce qu’il qualifie de « terrorisme médiatique », tout en pointant du doigt des soutiens régionaux et des puissances extracontinentales accusées de vouloir imposer leurs agendas au Mali.

De leur côté, les membres du Bureau du COREP ont condamné avec fermeté les attaques terroristes perpétrées au Mali et salué les efforts des autorités maliennes dans la restauration de la sécurité, de la stabilité et de la paix.

Les représentants africains ont aussi insisté sur le fait que « le Mali appartient aux Maliens », tout en rappelant que les enjeux sécuritaires dépassent les frontières nationales. Ils ont, dans ce cadre, dénoncé les ingérences extérieures visant le Mali, quelle qu’en soit l’origine.

À l’issue des échanges, le Bureau du COREP a décidé d’encourager le président de la Commission de l’Union africaine à faire rapport aux chefs d’État africains sur la teneur des discussions tenues avec le ministre Abdoulaye Diop.


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