S’affranchir de l’impérialisme occidental suppose que l’AES est capable de libérer son capital économique, donc de judicieusement exploiter ses ressources comme atouts de l’émergence.
Rigueur et constance de gouvernance des programmes et projets alternatifs ; assurer la défense, la sécurité et la stabilité de l’AES… Ce sont là, entre autres, des préalables à toute action durable de développement. Tout comme l’intangibilité de l’unité de pensée et d’action sur les trois dénominateurs communs que sont : Défense-Diplomatie-Développement !
Pour rompre le cercle vicieux du sous-développement, le Mali comme l’AES doivent se doter d’une politique de plein investissement, de plein emploi et de croissance économique à deux chiffres. Toutefois, une importance capitale doit être accordée à la défense et à la sécurité de l’AES sans lesquelles notre vie, encore moins nos ressources ne nous appartiennent. Et on ne peut se défendre, et encore moins attaquer, que quand on est fort. Notre force réside dans la concrétisation du triple réarmement culturel, politique et économique à travers la mutualisation des moyens et des efforts des États confédérés sur les « 3 D » (Défense-Diplomatie-Développement) dans la mouvance d’un contexte mondial de « guerre dans la paix ».
Il faut aussi accorder la priorité à la réalisation du désenclavement total des trois vastes pays sans littoral maritime. Cela à travers la construction des réseaux ferroviaire, routier, aérien (inter-États et international), TIC… Des réseaux de gazoducs et d’oléoducs ainsi que d’ambitieuses plateformes logistiques sont indispensables à l’émancipation économique et politique de l’AES. Les réseaux ci-dessus créeront l’attractivité économique de l’AES, d’une part, et faciliteront le développement industriel, agricole, des services et prestations de services, d’autre part.
Nos décideurs doivent également toujours avoir à l’esprit que, dans le monde capitaliste, exister c’est produire et vendre. Cela ne peut être efficace qu’à travers des productions industrielles à haute valeur ajoutée, et non l’exportation brute des matières premières. Ils doivent être aussi conscients que, selon les experts, l’attaque nécessite plus de moyens que la défense.
Pour le Mali et l’AES, l’attaque se résume à la transformation industrielle de nos ressources, dans premier temps ; ensuite passer à la production industrielle des équipements de production industrielle de biens et services pour satisfaire nos besoins internes. Il est temps que l’AES, voire l’Afrique, se dote enfin de la capacité d’exporter ses productions industrielles sur le marché international.
Diatrou Diakité Consultant indépendant
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