À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, célébrée chaque année le 19 juin, la Présidente du Réseau pour l’Épanouissement des Vulnérables et leur Émancipation (R.E.V.E), Mme Kada Tandina, a livré un plaidoyer fort en faveur du renforcement de la recherche scientifique, de la prévention et de l’accompagnement des personnes vivant avec cette maladie héréditaire.
Intervenant lors de la cérémonie organisée par le Centre de Recherche et de Lutte contre la Drépanocytose (CRLD) et ses partenaires autour du thème « Un avenir sans crise, fruit des résultats de la recherche », Mme Tandina a salué les avancées enregistrées dans la prise en charge de la drépanocytose tout en appelant à une mobilisation accrue de l’ensemble des acteurs concernés.
Dans son allocution, la présidente du Réseau R.E.V.E a rendu hommage au Directeur général du CRLD, le Professeur Aldiouma Guindo, dont le leadership a permis, selon elle, de fédérer les efforts autour de la lutte contre cette pathologie qui demeure un important problème de santé publique au Mali.
« Pendant longtemps, la drépanocytose a été perçue comme une fatalité. Aujourd’hui, la recherche scientifique nous offre de nouvelles raisons d’espérer », a-t-elle déclaré, mettant en avant les progrès réalisés dans le diagnostic précoce, les traitements innovants, le suivi médical spécialisé ainsi que les nouvelles thérapies qui ouvrent progressivement la voie à une amélioration significative de la qualité de vie des patients.
Pour Mme Tandina, les avancées scientifiques doivent désormais se traduire par des bénéfices concrets pour toutes les personnes touchées par la maladie, indépendamment de leur situation économique ou géographique. Elle a insisté sur la nécessité de poursuivre les investissements dans la recherche, de soutenir davantage le CRLD et de renforcer les actions prioritaires en matière de lutte contre la drépanocytose.
Au-delà des progrès médicaux, son discours a également mis en lumière la réalité quotidienne des malades et de leurs familles. Elle a évoqué le courage des enfants vivant avec la drépanocytose ainsi que les sacrifices consentis par leurs parents face aux douleurs récurrentes, aux incertitudes et aux difficultés financières liées à la prise en charge.
La présidente du Réseau R.E.V.E a également accordé une place importante à la prévention. Soulignant que de nombreuses unions sont encore contractées sans connaissance préalable du statut drépanocytaire des futurs époux, elle a plaidé pour une meilleure sensibilisation autour du dépistage.
« Le test prénuptial n’est pas une contrainte. C’est un acte de responsabilité et d’amour envers les générations futures », a-t-elle affirmé, invitant les autorités, les leaders communautaires et les professionnels de santé à renforcer les stratégies nationales de dépistage et d’information.
Portée par une vision résolument optimiste, Mme Kada Tandina a exprimé son souhait de voir émerger un Mali où chaque enfant drépanocytaire pourra grandir, étudier, s’épanouir et réaliser pleinement ses ambitions sans être freiné par la maladie.
En clôturant son intervention, elle a lancé un appel à l’unité et à l’engagement collectif afin de transformer les avancées scientifiques en résultats tangibles pour les patients. Un message d’espoir qui résonne particulièrement dans un contexte où la recherche continue d’ouvrir de nouvelles perspectives dans la lutte contre la drépanocytose.
À travers cette célébration, les acteurs engagés dans la lutte contre la maladie ont réaffirmé leur détermination à construire un avenir où les crises drépanocytaires seront de plus en plus rares, offrant ainsi aux malades la possibilité de vivre pleinement, dignement et sereinement.
Sory Diakité
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