Plus de 2 000 terroristes éliminés, dont notamment Mbarek Ag Akli (N°2 du Front de libération de l’Azawad/FLA), Abderrahman Zaza (« bras droit » d’Iyad Ag Ghali), Intaria Ag Babo (adjoint de Bilal Ag Asherif), Intari Ag Azarin (garde du corps personnel de Bilal Ag Asherif) ; au moins 300 engins détruits, dont des véhicules blindés ou équipés de canons ZU-23, ainsi que des drones kamikazes et des mortiers de différents calibres… Sans compter que le leader du groupe terroriste « Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin» (JNIM/GSIM), Iyad Ag Ghali, a été grièvement blessé… Selon des sources concordantes, plusieurs autres commandants de premier plan ont également été éliminés et le commandement des terroristes a subi d’importantes pertes opérationnelles. C’est le bilan des pertes infligées au FLA, JNIM et alliés au cours de violentscombats pour le contrôle d’Anefis, une zone stratégique pour la conquête de la région de Kidal et la mainmise sur la frontière avec l’Algérie.
Conscient des enjeux du contrôle d’Anefis, le FLA et le JNIM (sous le commandement d’Iyad Ag Ghali et d’Algabass Ag Intalla) avaient visiblement jeté toutes les forces dans la bataille pour conquérir la base des Forces armées maliennes (FAMa) et les forces alliées, notamment Africa Corps. En effet, pour se donner toutes les chances de l’emporter, les terroristes avaient mobilisé plus de 5 000 éléments (dont des mercenaires venus de la Libye, de l’Algérie, de la Mauritanie, du Burkina Faso, du Tchad, du Niger, du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, Sahara occidental…) et plus de 1 000 engins, notamment des véhicules de transport de troupes, des véhicules blindés, des pick-ups, des motos, des drones kamikazes… La formation des combattants aurait été assurée par des Français, des Ukrainiens et des Mauritaniens.
Les combats ont été très meurtriers, l’armée malienne déplorant une trentaine de morts et des blessés, avant de réussir à repousser l’assaut des groupes terroristes. Un convoi de l’armée a ensuite réussi à rallier la ville et à en reprendre le contrôle total. Aujourd’hui, Anefis demeure un verrou stratégique majeur contrôlé par les FAMa.
Si le ministre délégué chargé de la Défense et des Anciens combattants s’était contenté d’évoquer cette débâcle des Groupes armés terroristes (GAT) et de leurs sponsors comme actif (bilan) des cinq années de refondation, personne n’auraitcertainement crié au scandale. Et ce d’autant que la victoire héroïque prouve à suffisance le mental de nos forces armées et de sécurité, et aussi les réformes engagées et les immenses sacrifices consentis pour faire de notre outil de défense une véritable artillerie de guerre. Ce qui donne raison au ministre délégué qui a souligné que « le président a fait de l’Armée ce qu’elle n’a jamais été : une force qui recrute, qui se forme et qui gagne » !
M. Bolly
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