Des délégations de l’Angola et de l’Union africaine se sont réunies ce mardi à Luanda pour préparer le Sommet extraordinaire des Chefs d’État et de gouvernement de l’organisation continentale consacré au renforcement des mécanismes de prévention et de résolution des conflits.
Ce sommet, une initiative de l’Angola, est prévu pour les 29 et 30 août à Luanda.
Les travaux ont été dirigés par le directeur pour l’Afrique, le Moyen-Orient et les organisations régionales du Ministère des Relations Extérieures, Jorge Catarino Cardoso, et par la secrétaire de la Commission de l’Union africaine, Dalitso Dikirani Bonongwe.
Au cours de la réunion, les délégations ont examiné les principaux aspects techniques et organisationnels de la mission préparatoire de la Commission de l’Union africaine à Luanda, en mettant l’accent sur les objectifs de la visite, le projet de programme de travail et les mesures nécessaires pour assurer la tenue de la session extraordinaire.
Les parties ont également procédé à l’harmonisation des procédures et à la définition des priorités opérationnelles, afin de garantir le respect du calendrier établi et de créer les conditions propices à la tenue de l’événement.
Pour renforcer la préparation, les équipes techniques ont été réparties en groupes de travail chargés des différents volets de l’organisation, notamment les aspects protocolaires, logistiques, administratifs, sécuritaires, la communication et le soutien aux délégations participantes.
La session extraordinaire réunira les Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine pour analyser les défis liés à la paix et à la sécurité en Afrique et examiner des propositions visant à renforcer les mécanismes africains de prévention et de résolution des conflits.
La tenue de la session extraordinaire à Luanda place la capitale angolaise au cœur des discussions sur la paix et la sécurité sur le continent et ouvre la voie à une analyse conjointe des mécanismes africains de prévention et de résolution des conflits.
Principaux foyers de conflit en Afrique
L’Afrique continue de faire face à divers foyers d’instabilité politique, militaire et sociale ; les conflits au Soudan, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et dans la région du Sahel figurent parmi les situations qui préoccupent le plus les institutions continentales.
Au Soudan, la guerre civile déclenchée en avril 2023 entre l’Armée nationale et les Forces de soutien rapide (FSR) a provoqué l’une des crises humanitaires les plus graves du continent. Le conflit a déjà contraint plus de 13 millions de personnes à quitter leur lieu d’origine, tandis que la violence reste particulièrement sévère au Darfour.
En République démocratique du Congo, l’instabilité se concentre principalement dans l’est du pays, où les affrontements entre les Forces gouvernementales et les groupes rebelles continuent d’affecter les populations et d’alimenter les tensions dans la région des Grands Lacs.
Le conflit dans l’est de la RDC a des racines profondes et perdure depuis des décennies, alimenté par des facteurs liés au contrôle de ressources minérales précieuses, à des rivalités ethniques et à des différends politiques.
La région du Sahel constitue un autre sujet de préoccupation majeur, en particulier le Mali, le Niger et le Burkina Faso, où des groupes djihadistes liés à l’État islamique et à Al-Qaïda mènent des attaques contre les populations et les forces de sécurité, tout en contrôlant certaines zones.
Ces dernières années, l’instabilité au Sahel a également pris une dimension politique, marquée par des coups d’État militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger, ainsi que par un rejet croissant de l’influence des puissances étrangères.
Ces différents conflits ont entraîné des déplacements massifs de populations, des pertes en vies humaines, la destruction d’infrastructures et une détérioration des conditions socio-économiques, tout en créant de nouveaux défis pour les efforts de paix, de sécurité et d’intégration du continent.
C’est dans ce contexte que l’Union africaine cherche à renforcer ses mécanismes de prévention et de résolution des conflits, afin d’améliorer sa capacité de réponse aux crises et de promouvoir des solutions politiques durables aux conflits qui affectent différentes régions du continent.
Source : ANGOP
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