Le Secrétaire général (SEGAL) du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Drissa Guindo, a présidé ce jeudi 13 août 2026 l’ouverture de la 14ᵉ session ordinaire du Conseil d’administration de l’Institut national d’ingénierie de formation professionnelle (INIFORP). Consacrée à l’examen du bilan à mi-parcours de l’exercice 2026, la session intervient dans un contexte marqué par des difficultés de financement, des arriérés de salaires et la volonté affichée d’assainir la gouvernance de l’Institut.

« La présente session se tient dans un contexte marqué par une volonté d’assainir la gouvernance de l’Institut », a déclaré M. Guindo, dans son discours d’ouverture, en invitant les administrateurs à examiner avec « attention, rigueur et objectivité » les documents soumis à leur appréciation. Le rapport d’évaluation à mi-parcours, soumis à l’examen des administrateurs, porte sur les activités prévues dans les plans d’action et les chronogrammes de l’INIFORP avec ses partenaires. Il prend également en compte les engagements du contrat annuel de performance 2026 ainsi que les prévisions physiques et budgétaires du programme annuel de performance.
Au cours de la période allant du 1ᵉʳ janvier au 30 juin 2026, l’Institut indique avoir notamment élaboré deux référentiels de formation, révisé cinq autres et adapté un référentiel. À cela s’ajoutent l’élaboration de cinq outils pédagogiques et didactiques ainsi que l’organisation d’une session de renforcement des capacités au profit de dix agents de l’INIFORP.

Toutefois, ces réalisations restent affectées par les difficultés liées à la disponibilité des ressources financières. Selon le secrétaire général, l’insuffisance des ressources sur le budget de l’État a notamment empêché l’Institut d’exécuter l’ensemble des activités prévues dans son contrat de performance pour 2026. Sur le plan financier, l’exécution des ressources de l’INIFORP s’est établie à 223 016 193 FCFA au 30 juin 2026, sur un budget annuel prévisionnel de 518 045 623 FCFA, soit un taux d’exécution de 43,05 % à la fin du premier semestre. Ces ressources comprennent 32 149 623 FCFA de ressources propres et 190 866 570 FCFA au titre de la subvention de l’État. Si les ressources propres mobilisées au cours du premier semestre ont permis à l’Institut d’assurer le paiement des salaires de son personnel contractuel sur la période, la question des arriérés de salaires demeure préoccupante.
L’INIFORP reste également confronté à des difficultés de mobilisation de ressources financières. Pour améliorer sa situation, l’INIFORP a engagé plusieurs démarches visant à renforcer ses mécanismes de gestion et à diversifier ses sources de financement. L’institut travaille notamment à la validation de son manuel de procédures ainsi qu’à la mise en place d’une régie et au pourvoi des postes de régisseur et d’agent comptable. Pour la tutelle, ces mesures devraient contribuer à améliorer l’exécution des ressources publiques au cours du second semestre.
Parallèlement, une campagne de prospection a été engagée auprès de plusieurs partenaires institutionnels et départements ministériels, notamment dans les secteurs de l’énergie et de l’eau, de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, ainsi qu’auprès du Commissariat chargé des activités minières. Des partenariats ont par ailleurs été conclus ou sont en cours de finalisation avec plusieurs structures, parmi lesquelles le Projet FIER II, l’ONG Helvetas Mali, le projet MLI805 de LuxDev, l’Institut africain des métiers aériens (IAMA) et l’Institut de pédagogie universitaire (IPU).

Le SEGAL, M. Drissa Guindo, a exhorté l’INIFORP à poursuivre sur cette dynamique de diversification des partenariats afin de renforcer ses ressources propres et d’élargir son champ d’intervention. Malgré les contraintes rencontrées au cours des six premiers mois de l’année, la tutelle se veut optimiste quant aux perspectives du second semestre. La mise à disposition d’un agent comptable et d’un régisseur devrait notamment permettre d’améliorer l’exécution des activités financées sur le budget de l’État. Au même moment, l’avancement des négociations avec certains partenaires laisse entrevoir la conclusion de nouveaux contrats susceptibles de générer des ressources propres pour l’institut.
À travers cette 14ᵉ session ordinaire, les administrateurs sont donc appelés à examiner le bilan à mi-parcours, mais également à identifier les mesures susceptibles de permettre à l’INIFORP de surmonter ses difficultés financières et de renforcer sa gouvernance. Au terme de son intervention, le représentant de la ministre Oumou Sall Seck a rappelé l’attente de la tutelle : voir l’INIFORP consolider sa gouvernance et s’affirmer comme une institution de référence dans le domaine de l’ingénierie de formation professionnelle !
Sory Diakité
En savoir plus sur FASSO ACTU
Subscribe to get the latest posts sent to your email.