L’ancien président du Sénat de Madagascar, Richard Ravalomanana, a été condamné à dix ans de travaux forcés pour son rôle dans la répression violente des manifestations de 2025. Le quotidien L’Express de Madagascar l’a annoncé le 1er septembre, en citant le verdict de la cour criminelle d’Antananarivo.
Le principal chef d’accusation retenu contre M. Ravalomanana concernait la répression des mouvements de contestation qui ont secoué la capitale à l’automne 2025. Selon l’instruction, le président du Sénat de l’époque avait ordonné aux forces de l’ordre de réprimer sévèrement les manifestations. Des actes que la justice a qualifiés de complicité de meurtre et de coups et blessures volontaires.
De son côté, la défense a soutenu que Richard Ravalomanana n’avait aucune autorité légale pour donner des ordres aux forces armées. L’ancien chef de la police a également affirmé que la direction des opérations incombait au Premier ministre et à l’état-major mixte opérationnel, et non au président de la chambre haute.
Néanmoins, le tribunal a reconnu Richard Ravalomanana coupable d’implication dans la mort de manifestants, le condamnant ainsi à dix ans de travaux forcés. Les avocats de la défense ont d’ores et déjà annoncé leur intention de faire appel de cette décision.
En décembre 2025, le président de la transition de Madagascar, Michael Randrianirina, avait réclamé la comparution en justice de l’ancien chef de l’État, Andry Rajoelina, qui a fui vers la France après le coup d’État.
Source : African Initiative
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