Le marché africain de la mobilité urbaine est l’un des plus prometteurs au monde. Toutefois, l’ampleur des besoins et la croissance démographique ne suffisent pas à garantir une activité rentable pour les opérateurs présents, qu’ils soient locaux ou étrangers.
Uber a cessé ses activités au Nigeria le 2 septembre dernier, mettant fin à douze années de présence dans le pays le plus peuplé d’Afrique. La plateforme américaine de réservation de véhicules avec chauffeur a annoncé cette décision à ses utilisateurs après « un examen approfondi » de ses opérations, sans préciser les raisons financières ou stratégiques ayant directement conduit à ce retrait. Son centre d’assistance doit rester accessible jusqu’au 23 septembre, afin de traiter les demandes en suspens.
Le départ d’Uber concerne également l’Ouganda, où la plateforme a mis fin à ses opérations le même jour. L’entreprise affirme que ces sorties sont limitées à ces deux marchés et ne remettent pas en cause son activité dans les autres pays africains où elle demeure présente. Pour le Nigeria, cette décision marque la fin d’une présence qui a contribué à structurer le marché du transport à la demande. Uber avait lancé ses services à Lagos en 2014, avant d’étendre son activité à Abuja en mars 2016. La capitale fédérale représentait alors la 400e ville mondiale couverte par ses services.
La compagnie basée à San Francisco avait ensuite élargi son réseau à d’autres villes, en ciblant une classe moyenne urbaine en croissance, des utilisateurs de smartphones et une demande de transport perçue comme plus fiable, traçable et sécurisée que les services traditionnels.
Source : La Tribune
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