Au 9 septembre 2026, le gouvernement sud-africain saisit la Cour constitutionnelle pour bloquer la vente aux enchères aux États-Unis de 29 objets personnels de Nelson Mandela. L’Agence SAHRA et le ministère de la Culture affirment qu’il s’agit de patrimoine national ne pouvant être exporté sans autorisation, contestant la vente prévue par la maison Guernsey’s avec l’accord de sa fille, Makaziwe Mandela. Le litige, initié en 2021, avait déjà conduit à des suspensions, la Cour suprême d’appel ayant précédemment rejeté les arguments de la SAHRA faute de preuve suffisante du caractère patrimonial de chaque pièce. Makaziwe Mandela souhaite utiliser le produit de la vente pour financer un jardin mémorial à Qunu.
Le gouvernement sud-africain poursuit son combat judiciaire pour empêcher la vente aux enchères, aux États-Unis, de plusieurs objets ayant appartenu à Nelson Mandela. Selon TV5 monde, les autorités ont saisi mardi la Cour constitutionnelle afin de faire reconnaître ces pièces comme faisant partie du patrimoine national.
Au cœur du litige, 29 objets personnels de l’ancien président sud-africain, dont sa carte d’identité, certaines de ses célèbres chemises, des écrits ainsi que des cadeaux reçus de dirigeants américains, parmi lesquels Barack Obama et Bill Clinton. Ces biens doivent être proposés à la vente par Guernsey’s, une maison d’enchères basée à New York, avec l’accord de Makaziwe Mandela, l’une des filles de l’ancien chef d’État.
L’Agence sud-africaine des ressources patrimoniales (SAHRA) et le ministère de la Culture contestent cette opération. Ils estiment que ces objets constituent des biens patrimoniaux et que leur exportation hors d’Afrique du Sud ne pouvait se faire sans autorisation, rapporte la même source.
La procédure judiciaire remonte à 2021, lorsque la vente avait été annoncée pour la première fois. Elle avait été suspendue l’année suivante après une action de la SAHRA visant à récupérer le contrôle de certains objets. Malgré un feu vert de la justice sud-africaine, la vente, relancée en 2024, a de nouveau été suspendue dans l’attente de l’issue des démarches engagées par les autorités.
En janvier dernier, la Cour suprême d’appel avait toutefois rejeté les arguments de la SAHRA. Toujours d’après nos confrères de TV5 Monde, la juridiction avait estimé que l’organisme devait démontrer, objet par objet, leur caractère patrimonial.
De son côté, Makaziwe Mandela souhaite utiliser les recettes de la vente pour financer la construction d’un jardin mémorial près de la tombe de son père, à Qunu, dans le sud-est du pays.
Figure majeure de la lutte contre l’apartheid, Nelson Mandela est devenu en mai 1994 le premier président de l’Afrique du Sud démocratique. Il a dirigé le pays jusqu’en 1999 et est décédé en décembre 2013, à l’âge de 95 ans.
Source : AllAfrica
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