L’Office central des stupéfiants (OCS) alerte sur la progression de l’usage détourné du protoxyde d’azote, communément appelé « gaz hilarant » ou « ballon », dans certains milieux urbains au Mali.
Destiné notamment à des usages médicaux et industriels, le protoxyde d’azote fait l’objet d’une consommation récréative chez certains jeunes. Le gaz est notamment inhalé à l’aide de ballons afin de provoquer un effet euphorisant de courte durée.
Selon l’OCS, ses antennes ont procédé à plusieurs saisies de ce produit dans des boîtes de nuit et des maquis. La dernière opération importante citée par l’Office remonte au 27 mars 2026, avec le démantèlement d’un dépôt de protoxyde d’azote à Badalabougou et Yirimadio Zerni, à Bamako.
Face à cette évolution, le Directeur de l’OCS, le Colonel-Major Fousseyni Keïta, met en garde contre la banalisation de cette pratique. Il rappelle que l’utilisation du protoxyde d’azote à des fins récréatives peut entraîner des conséquences graves sur la santé.
Parmi les risques évoqués figurent notamment des troubles neurologiques, des pertes de connaissance, des difficultés motrices, ainsi que des accidents pouvant être mortels. Une consommation répétée peut également être associée à une carence en vitamine B12.
Le responsable de l’OCS appelle particulièrement les jeunes à éviter cette pratique et les parents à renforcer leur vigilance et le dialogue avec leurs enfants. Il invite également les commerçants à ne pas participer à la vente abusive ou suspecte de ce produit.
L’Office encourage enfin la population à signaler aux services compétents toute activité liée à l’usage détourné ou au trafic de protoxyde d’azote.
Pour le Colonel-Major Fousseyni Keïta, la lutte contre cette nouvelle forme de consommation de substances psychoactives constitue une responsabilité collective. L’objectif est d’agir en amont afin de limiter la progression du phénomène et de mieux protéger la jeunesse.
Sory Diakité
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