C’est fait. Des plateformes de l’opposition, comme annoncé, ont remis, le lundi 5 octobre 2026, leurs propositions au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, au Plateau. Le document regroupe toutes leurs revendications et visions relativement au nouvel organe électoral en Côte d’Ivoire.
Les personnalités de l’opposition qui ont présenté cette matrice commune sont Pascal Affi N’Guessan, président de la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (Cap-CI) ; Charle Blé Goudé du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep) ; Antoine Assalé Tiémoko, figure principale d’Aujourd’hui et demain, la Côte d’Ivoire (Adci) ; Ahoua Don Mello dont le parti politique est en gestation.
Simone Gbagbo, absente à la rencontre, est aussi signataire de ces résolutions en sa qualité de présidente de la plateforme Haut conseil électoral (Hec). Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire, également signataire, n’était pas à la table de discussion.
Pascal Affi N’Guessan, au sortir de la rencontre, s’est félicité de la qualité des échanges avec le représentant du gouvernement. Il a soutenu que leur démarche s’inscrit dans la volonté des entités politiques de l’opposition de parler d’une seule voix face au pouvoir.
« Les partis politiques de l’opposition avaient promis au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, à la suite de la sollicitation qu’il nous a adressée, de se concerter pour faire proposition commune pour le nouvel organe électoral. Ce processus a été mené au cours de cette semaine. Nous sommes ici ce matin pour déposer la proposition de l’opposition », a-t-il confié.
Pascal Affi N’Guessan, par ailleurs président du Fpi, a exprimé sa gratitude au gouvernement pour avoir ouvert cette lucarne qui les associe au processus d’élaboration de l’instrument qui doit remplacer l’ancienne Commission électorale indépendante (Cei).
« Pour nous, c’est un acte important, car nous savons ce qui a été à la base des conflits électoraux en Côte d’Ivoire: l’absence de confiance, de légitimité de l’organe chargé des élections. Avec la dissolution de la Cei et l’ouverture de ce processus, c’est une opportunité qui est offerte à la Côte d’Ivoire de bâtir ensemble, dans la confiance, un nouvel organe qui soit satisfaisant pour tous les acteurs, qui réponde aux standards internationaux et qui puisse garantir demain des élections équitables, inclusives, justes et transparentes », s’est-il réjoui.
Pascal Affi N’Guessan a, en outre, précisé que leur première exigence est l’indépendance, l’équitabilité et l’impartialité du nouveau dispositif électoral. « Ce qui signifie qu’il ne doit pas comprendre des représentants du gouvernement, des partis politiques. Il faut aussi que ce soit un organe composé d’experts en matière électorale qui soient recrutés sur des bases rigoureuses, notamment par appel à candidatures avec des contrats d’objectifs, parce que nous voulons que l’organe électoral puisse mener sa mission sans aucune considération partisane. Et puis, à côté, un organe d’observation qui aura pour mission de surveiller le processus électoral, d’interpeller l’organe électoral en cas de nécessité, de faire des recommandations », a-t-il expliqué. Avant de souhaiter la poursuite du dialogue avec le gouvernement.
Source : Fratmat.Info
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