Coton : le Mali défend à New York la création de valeur dans les pays producteurs

Le Mali a porté la voix des pays producteurs de coton à l’occasion de la Journée internationale du coton, célébrée le 7 octobre 2026 à New York. Un événement consacré à la contribution de cette filière au développement durable a été coorganisé par les représentants permanents du Mali et de l’Inde auprès des Nations unies.

Placée sous le thème « Le coton au service du développement durable : moyens de subsistance, création de valeur ajoutée et partenariats », la rencontre a réuni des représentants de pays producteurs et industrialisés autour des perspectives de développement de la filière.

Les échanges ont notamment porté sur les conditions permettant de renforcer la rentabilité du coton, d’améliorer les revenus des producteurs et de développer la transformation locale. Les représentants du groupe C-4, composé du Bénin, du Burkina Faso, du Mali et du Tchad, ont également mis en avant les difficultés auxquelles sont confrontés les pays producteurs.

Intervenant au cours de la rencontre, l’Ambassadeur, Représentant permanent du Mali auprès de l’ONU à New York, Issa Konfourou, a souligné le poids économique et social de la filière cotonnière malienne.

Selon lui, le secteur a produit au cours des cinq dernières années environ 650 000 tonnes de fibre par an, grâce à l’activité de plus de quatre millions de producteurs agricoles. La filière contribue également aux recettes d’exportation du pays à hauteur d’environ 11 % en moyenne.

Face à ces enjeux, le Mali met désormais l’accent sur la transformation locale. Les autorités nationales ont fixé comme objectif de transformer sur place au moins 10 % de la production nationale de coton fibre.

Cette orientation s’inscrit également dans la volonté affichée au niveau de la Confédération des États du Sahel (AES) de développer la transformation des ressources produites localement. L’objectif est notamment de créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois, particulièrement au profit des jeunes et des femmes.

Pour le Mali, le développement de la filière passe ainsi par des partenariats permettant de renforcer les capacités de transformation et d’accroître les retombées économiques de la production nationale.

« Le Mali est ouvert à des partenariats mutuellement avantageux et dans le respect de la souveraineté, du choix de nos partenaires et des intérêts de nos populations, y compris dans le cadre de la coopération Sud-Sud », a déclaré Issa Konfourou.

À travers cette rencontre internationale, Bamako entend ainsi promouvoir une approche du coton qui ne se limite plus à l’exportation de la matière première, mais qui accorde une place croissante à sa transformation et à la création de valeur au bénéfice des populations.

Sory Diakité


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