Afrique: Moscou et les Etats africains conviennent de travailler à l’avènement d’un ordre mondial multipolaire

Lors du troisième sommet Russie-Afrique tenu à Moscou le 29 octobre 2026, la Russie et les pays africains ont convenu de collaborer pour l’avènement d’un ordre mondial multipolaire fondé sur l’égalité souveraine et la non-ingérence. Le président de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye, a également confirmé le soutien continental à la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies et à l’initiative « Faire taire les armes » d’ici 2030, tout en appelant à un renforcement des échanges commerciaux et économiques entre les deux parties.

La Russie et les Etats africains ont convenu de renforcer leur collaboration afin de contribuer à l’avènement d’un ordre mondial multipolaire fondé sur la Charte des Nations unies, l’égalité souveraine des Etats et la non-ingérence, a annoncé jeudi à Moscou, le chef de l’Etat burundais, Evariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine (UA).

’’Nous avons convenu de coopérer pour bâtir un ordre mondial multipolaire, plus juste et plus équilibré, fondé sur la Charte des Nations unies, l’égalité souveraine des États et la non-ingérence’’, a-t-il notamment déclaré.

Rendant compte des conclusions du sommet Russie-Afrique lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue russe, Vladirmir Poutine, le dirigeant burundais a affirmé que le chefs d’Etat et de gouvernement des pays africains ayant pris part au sommet ont réaffirmé la position commune du continent sur la réforme du Conseil de sécurité.

Evariste Ndayishimiye rappelle que cette position a été exprimée dans le dans le ”Consensus d’Ezulwini” et la Déclaration de Syrte, traduisant la volonté des pays africains de voir les institutions financières internationales mieux représenter les besoins de son développement.

Il a également fait savoir que les participants  au troisième sommet Russie Afrique ont en même temps rappelé le “principe de l’appropriation africaine” qui implique que tout partenariat extérieur doit renforcer les mécanismes de l’Union africaine et des communautés économiques régionales et non s’y substituer.

‘’Nous avons ainsi appuyé l’initiative “Faire taire les armes” d’ici à 2030 et appelé à un financement plus prévisible et plus durable des opérations de paix africaines, conformément à la résolution 2719 du Conseil de sécurité’’, a-t-il indiqué.

Le président en exercice de l’UA  a assuré que les participants au sommet ont pris la décision de développer le commerce et l’investissement entre la Russie et l’Afrique tout en diversifiant les échanges.

Il a relayé l’option de ses homologues d’approfondir cette coopération dans les domaines de l’éducation, de la santé, la culture, le sport, la jeunesse et les médias, notamment à travers des partenariats entre universités et centres de recherche, la formation professionnelle et les échanges d’étudiants.

Le sommet a également débouché, selon le chef de l’Etat burundais, sur l’adoption d’une déclaration sur l’utilisation civile de l’intelligence artificielle.

Par ailleurs, les 22 chefs d’Etat et de gouvernement ayant pris part au sommet ont, selon M. Ndayishimiye, préconisé la mise en œuvre intégrale de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique et de l’Accord de Paris dans la perspective de la COP 32 qui se tiendra en Éthiopie en 2027.

‘’La déclaration finale que nous venons d’adopter ne saurait se limiter à une liste de résolutions sur le papier. Elle devra se traduire par des projets d’action concrets et mesurables, dont la mise en œuvre fera l’objet d’un suivi rigoureux dans le cadre de nos mécanismes conjoints’’, a-t-il commenté.

Source : APS


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