Réforme de la Direction générale des Impôts : le gouvernement veut corriger les insuffisances du système fiscal

Le gouvernement poursuit la modernisation de l’administration fiscale malienne. Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 13 mai 2026 au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, le gouvernement a adopté plusieurs projets de décret relatifs à l’organisation, au fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Impôts (DGI).

À travers cette réforme, les autorités entendent renforcer l’efficacité de l’administration fiscale et améliorer la mobilisation des recettes intérieures dans un contexte où l’État cherche à accroître ses capacités de financement.

Créée par l’Ordonnance du 5 juin 2002, la Direction générale des Impôts a pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre la politique nationale en matière de fiscalité intérieure. Son organisation actuelle reposait sur les décrets adoptés en décembre 2019. Mais selon le communiqué du Conseil des ministres, l’application de ces textes a révélé « des insuffisances qu’il convient de corriger ».

Même si le gouvernement n’a pas détaillé la nature exacte de ces insuffisances, plusieurs observateurs évoquent depuis des années des difficultés liées notamment à l’organisation des services, au manque de personnel qualifié, à la faible digitalisation des procédures et à la lutte contre la fraude fiscale.

Les nouveaux textes adoptés devraient ainsi permettre à la DGI de disposer, pour les cinq prochaines années, des ressources humaines nécessaires à l’exécution de ses missions. Cette réorganisation pourrait également ouvrir la voie à une modernisation plus poussée de l’administration fiscale, notamment à travers le renforcement des outils numériques et l’amélioration du suivi des contribuables.

Cette réforme intervient dans un contexte où les autorités de la Transition multiplient les initiatives pour renforcer la souveraineté économique du pays et augmenter les recettes publiques. La mobilisation des impôts constitue en effet un enjeu stratégique pour le financement des politiques publiques, des infrastructures et des services sociaux de base.

Pour les entreprises comme pour les contribuables, cette réforme pourrait avoir des répercussions importantes sur les procédures fiscales, les mécanismes de contrôle ainsi que les obligations déclaratives. Plusieurs acteurs économiques attendent désormais plus de précisions sur les changements concrets qui seront apportés au fonctionnement de la Direction générale des Impôts.

Au-delà de l’aspect administratif, cette réforme apparaît comme un test important pour les autorités, dans un pays où l’élargissement de l’assiette fiscale et la lutte contre l’évasion demeurent des défis majeurs pour les finances publiques.


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