Dans la commune rurale de Mahina, le bruit des motos trop bruyantes pourrait bientôt disparaître des rues. Un arrêté communal, signé le 23 mars 2026 par le maire Adama Bandiougou Sissoko, interdit désormais la circulation des engins à deux roues équipés de tuyaux d’échappement percés.
Concrètement, ce sont ces engins qu’on entend arriver bien avant de les voir. Des accélérations sèches, des détonations qui résonnent dans les rues étroites, surtout en soirée. Dans certains secteurs, les habitants parlent de passages répétés après 22h, parfois en groupe. Des nuisances qui ont fini par remonter jusqu’à la mairie.
Le texte est précis sur un point : il ne s’agit pas de motos défectueuses par accident, mais d’équipements “percés”, donc transformés volontairement. Une pratique assez répandue chez certains conducteurs qui recherchent un bruit plus fort. C’est exactement ce que la commune veut faire disparaître.
Pas d’avertissement progressif. Toute personne contrôlée avec ce type d’engin tombe directement sous le coup de l’arrêté. Interpellation possible, puis transmission aux autorités compétentes. Le document mentionne clairement cette suite. Derrière, ce sont les dispositions du Code des collectivités territoriales qui servent de base juridique, notamment les articles permettant de réguler la circulation et de préserver le calme public.
L’information a été transmise aux services concernés dans le cercle de Bafoulabé. Gendarmerie, préfecture, parquet. Ce sont eux qui devront gérer les contrôles. Sur le terrain, cela veut dire des vérifications ciblées : identifier les motos bruyantes, constater la modification, puis agir.
Ce type d’engin n’est pas marginal dans la commune. On en voit circuler en journée, mais c’est surtout la nuit que le problème devient sensible. Dans certains quartiers, les habitants évoquent des réveils en sursaut, des conversations interrompues, des enfants qui ne dorment pas.
La décision est donc nette. Pas de demi-mesure, pas de phase test. Reste à voir si les contrôles suivront réellement dans les jours qui viennent. Parce qu’ici, tout se jouera sur le terrain, pas sur le papier.
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