Dans le cadre du renforcement de son dispositif de lutte contre le financement du terrorisme, le gouvernement malien a décidé de prolonger le gel des avoirs financiers et des ressources économiques de quatre individus inscrits sur la liste nationale des sanctions ciblées. Cette mesure, prise par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, s’inscrit dans une stratégie globale visant à assécher les circuits de financement des groupes armés et réseaux criminels.
Actée par un arrêté ministériel en date du 28 avril 2026 et publiée au Journal officiel le 29 avril, cette prorogation d’une durée de six mois témoigne de la volonté des autorités de maintenir une pression constante sur les personnes soupçonnées d’implication, directe ou indirecte, dans des activités terroristes. À travers cette décision, l’État entend empêcher tout accès à des ressources financières susceptibles d’alimenter des actions déstabilisatrices sur le territoire national.
La liste des individus concernés par cette mesure comprend notamment deux personnes identifiées pour leurs liens présumés avec des organisations terroristes actives dans la région. Il s’agit de Diallo Mahamoudou Ibrahim, alias « Houndé », présenté comme affilié au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), ainsi que de Sandara Lacina, dit « Lacinadjan », lié à l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). À ces deux profils s’ajoutent Ould Ahemeid Fawas Ould Ahmed, alias « Ibrahim 10 », et Diallo Hamadou Ousmane, connu sous le nom de « Diallo Boureima Alaye », tous deux déjà inscrits sur la liste des sanctions depuis 2025.
Selon le ministère de l’Économie et des Finances, la prorogation de ces mesures restrictives est jugée indispensable pour entraver durablement les capacités opérationnelles des individus visés. En gelant leurs avoirs, les autorités cherchent à les isoler financièrement et à réduire leur marge de manœuvre dans le financement d’activités illicites.
Dans un souci de transparence et de conformité aux exigences réglementaires, l’arrêté ministériel sera prochainement mis à la disposition du public sur le site officiel du département. Cette démarche vise à garantir une meilleure visibilité des actions entreprises par l’État dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et ses sources de financement.
Cette décision intervient dans un contexte sécuritaire marqué par la persistance des menaces terroristes au Mali et dans le Sahel, où les autorités multiplient les initiatives pour renforcer les mécanismes de prévention, de surveillance et de répression des flux financiers illicites.
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