Bamako, le 30 avril 2026 — Le Comité permanent de la Session alternative sur la condition féminine au Mali (CSWA Mali) a exprimé, dans un communiqué officiel, sa vive indignation et sa profonde tristesse à la suite des récents événements tragiques ayant frappé le pays. L’organisation condamne avec la plus grande fermeté des actes qualifiés de « barbarie insoutenable », ayant coûté la vie à plusieurs compatriotes, civils et militaires, dont le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, son épouse ainsi que des membres de sa famille.

Dans ce message empreint d’émotion, le CSWA Mali adresse ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées, au peuple malien ainsi qu’aux peuples de la Confédération des États du Sahel (AES), durement éprouvés par cette tragédie.
Le communiqué souligne que cette attaque marque une escalade alarmante de la violence, ne faisant plus de distinction entre cibles civiles et militaires, ni entre sphère publique et privée. L’organisation y voit une violation grave des normes fondamentales du droit international humanitaire et des droits humains, rappelant que l’atteinte à une famille entière constitue une dérive particulièrement inquiétante.
Le CSWA Mali dénonce notamment :
- une violation flagrante du droit à la vie ;
- une atteinte grave à la dignité humaine ;
- une transgression des principes universels de protection des civils en période de conflit ;
- une violence accrue à l’égard des femmes et des enfants, premières victimes des conflits armés.
L’organisation met un accent particulier sur la dimension de genre de cette tragédie, soulignant que les femmes et les enfants restent les plus exposés aux violences extrêmes, souvent sans protection adéquate. La mort de l’épouse et des enfants du ministre illustre, selon le CSWA, l’urgence de renforcer les mécanismes de prévention, de protection et de redevabilité en matière de droits humains.
Face à cette situation préoccupante, le CSWA Mali appelle :
- les autorités nationales à identifier et poursuivre les auteurs de ces crimes, pouvant relever de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ;
- la communauté internationale à veiller au strict respect du droit international humanitaire ;
- les organisations africaines à intensifier leurs efforts pour protéger les populations civiles, en particulier les femmes et les enfants ;
- les organisations de défense des droits humains à renforcer leur vigilance et leur plaidoyer.
Tout en réaffirmant que la lutte contre l’insécurité ne saurait se faire au détriment des principes fondamentaux de l’humanité, le CSWA Mali insiste sur le fait que seule une approche fondée sur le respect des droits humains, la justice et la lutte contre l’impunité peut garantir une paix durable.
En conclusion, l’organisation appelle à une mobilisation collective contre toutes les formes de violence qui fragilisent la cohésion sociale et les valeurs fondamentales des sociétés sahéliennes, réitérant son engagement en faveur de la paix et de la protection des populations.
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