Les ministres chargés de l’Administration territoriale du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont conclu, mercredi 16 septembre 2026 à Ouagadougou, une réunion consacrée au renforcement de la coopération transfrontalière au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).
Après deux jours de travaux, les délégations ministérielles et leurs experts ont notamment validé une feuille de route pour l’Union des collectivités territoriales de l’AES. Elles ont également signé un protocole additionnel au traité instituant la Confédération, consacré à la coopération transfrontalière, ainsi que le relevé des conclusions de la rencontre.
La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre d’État burkinabè chargé de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, représentant le Premier ministre. Il a présenté le protocole comme une étape importante dans la mise en œuvre de l’espace confédéral, en donnant un cadre juridique à la coordination entre les trois pays dans les zones frontalières.
Un autre dispositif prévoit désormais une concertation régulière entre les autorités administratives des régions frontalières. L’objectif affiché est de permettre aux gouverneurs et aux responsables locaux de coordonner leurs actions face aux difficultés communes liées notamment à la sécurité, aux besoins humanitaires et au développement.
Le ministre malien de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, a insisté sur la nécessité de faire des frontières de l’AES des espaces de coopération plutôt que des zones de séparation. Selon lui, cette nouvelle dynamique ne doit pas se limiter aux questions de défense et de sécurité, mais également couvrir le développement local et l’amélioration des conditions de vie des populations frontalières.
Dans cette perspective, les gouverneurs des régions concernées sont appelés à jouer un rôle central dans la mise en œuvre des mécanismes de concertation prévus par les nouveaux textes.
Le chef de la délégation nigérienne, Ayouba Abdourahmane, a, pour sa part, salué les conclusions de la rencontre et appelé à leur traduction en actions concrètes. Il a estimé que les défis auxquels sont confrontés les trois États nécessitent des mécanismes opérationnels et une coordination renforcée.
La signature de ce protocole constitue ainsi une nouvelle étape dans la volonté affichée par les trois pays de structurer leur coopération au-delà des seuls domaines sécuritaires, avec un accent particulier sur la gestion concertée des espaces frontaliers et le développement au bénéfice des populations.
Sory Diakité
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