LA GUINÉE : Un pays d’opportunités dans une sous-région en croissance

« Le choix de la Guinée n’est pas un choix de circonstance. C’est un choix stratégique », a expliqué à Kigali (Rwanda) le Commissaire général du Salon international des énergies renouvelables et des bioénergies d’Afrique (SIERBA) prévu en mars prochain à Conakry. « La Guinée dispose d’un potentiel énergétique remarquable, notamment hydroélectrique, et occupe une place importante dans la dynamique d’intégration énergétique de l’Afrique de l’Ouest », a-t-il justifié. Et de poursuivre : « Il y a les opportunités dans l’hydroélectricité, le solaire, le stockage, les réseaux, les bioénergies et l’électrification. Mais, derrière l’énergie, se trouvent également les mines et leur transformation locale, les infrastructures, l’agriculture et l’agro-industrie, l’eau et l’assainissement, la valorisation des déchets, les transports, la logistique et le développement industriel ». Ce qui fait de la République de Guinée « un véritable laboratoire des énergies renouvelables et des bioénergies ». Pour ce qui est de l’Afrique de l’Ouest, a rappelé M. Kaya, elle n’est pas seulement « une région qui a besoin de financement. C’est une région qui offre des marchés, des ressources et des opportunités d’investissement ».

« Nos besoins énergétiques sont considérables. Mais derrière chaque besoin se trouve aussi une opportunité économique : nouvelles capacités de production, solaire et stockage, hydroélectricité, mini-réseaux, électrification productive, modernisation des réseaux de transport et de distribution, biomasse, biogaz, biométhane, biocarburants et valorisation énergétique des déchets », a rappelé Abdoulaye Kaya. Et les investissements énergétiques doivent aussi soutenir l’industrie, les mines, l’agriculture, les villes, les territoires ruraux et les chaînes de valeurs locales.

« Mais notre ambition va plus loin : nous ne voulons pas simplement importer des équipements. Nous voulons des joint-ventures. Nous voulons du transfert de technologies. Nous voulons de la formation. Nous voulons favoriser la fabrication et l’assemblage local lorsque les conditions économiques le permettent. Et surtout, nous voulons construire avec vous des partenariats à long terme », a assuré le Commissaire général du SIERBA.

« Vous avez le capital, les technologies et l’expertise. Nous avons les besoins, les marchés, les ressources et les opportunités. Mettons-les ensemble », a-t-il défendu. Autrement, le SIERBA est une précieuse opportunité de nouer des partenariats gagnant-gagnant !

M.B


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