Convoqués pour une Assemblée générale extraordinaire élective, les délégués du collège électoral venus des ligues, clubs et associations professionnelles ont élu jeudi dernier (16 avril 2026) M. Mahazou Baba Cisset à la présidence du Comité exécutif de la Fédération malienne du football (FEMAFOOT) pour les quatre prochaines années. Seul candidat en lice, il a été élu avec 69 voix pour, 1 contre et 2 abstentions. Le scrutin s’est déroulé en présence des émissaires de la Fifa, de la Caf et de l’Ufoa.

Le président de l’Académie ABM Foot et promoteur du FC Malikura (Ligue 1 malienne) Mahazou Baba Cisset a été élu jeudi dernier président du Comité exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT). C’était lors de l’assemblée générale extraordinaire convoquée suite à la démission de la majorité des membres du précédent Comité exécutif, dont le président Mamoutou Touré dit Bavieux, après le parcours peu satisfaisant des Aigles du Mali (Équipe nationale senior de football) à la CAN « Maroc 2025 ». Il a été élu pour un mandat de quatre ans avec 69 voix pour, une voix contre et deux abstentions.
Cette élection était le seul point à l’ordre du jour de cette assemblée générale. L’élection de Mahazou Baba Cisset n’a pas surpris, d’autant plus qu’il était le seul prétendant au poste. Les trois autres candidatures ont été rejetées par la Commission électorale de première instance de la Femafoot pour diverses raisons. Celle-ci a jugé que sa liste a été validée parce qu’elle remplissait toutes les conditions énumérées par le code électoral.
Fondateur d’ABM Foot (une académie), Mahazou Baba Cisset y a développé un modèle innovant qui associe formation sportive et éducation académique. « Conscient que la réussite d’un athlète ne se limite pas à la performance physique, il a intégré au centre de formation un collège et un lycée. Cette approche repose sur la forte conviction que le football doit former non seulement des joueurs, mais aussi des hommes », a confié aux médias l’un de ses proches.
Il faut rappeler que le « parcours décevant » des Aigles du Mali à la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), « Maroc 2025 » (du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026), a contraint le Comité exécutif sortant à jeter l’éponge sous la pression des supporters et des médias. « Vous m’avez honoré et confié une grande responsabilité à la tête de la Femafoot… Je mesure l’ampleur de cette mission » ! Telle est l’une des premières réactions du président Cisset. Et il s’est engagé à travailler avec « détermination, transparence, engagement pour le développement du football malien ».
De nombreux chroniqueurs sportifs du pays espèrent que cette élection sera « un tournant dans la gouvernance du football malien » ! Va-t-elle apaiser le climat autour de notre sport-roi afin que le nouveau président ait la marge de manœuvre nécessaire pour réaliser son projet ? Cette élection a été supervisée par des délégués de la Fifa et de la Caf accompagnés des membres de la zone UFOA-A. Selon des chroniqueurs sportifs du pays, leur présence était de nature à « assurer un processus transparent et apaisé ».
La stabilité sera un facteur déterminant de sa réussite. En effet, comme l’a rappelé Hamidou Djibrilla Hima dit Pelé (au nom de la Fifa, de la Caf et de l’Ufoa-A, la stabilité au sein de la fédération est indispensable pour « aller loin ». Et d’insister, « le problème du Mali, c’est la stabilité. Pendant mes 16 ans à la tête de la fédération nigérienne, le Mali a connu 3 présidents et une présidente du CONOR… Ça ne fait pas de la stabilité », a déploré Djibrilla Hima Hamidou « Pelé », membre du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). « La stabilité d’une association permet des avancées, tant que vous perdez vos énergies dans les palabres, on ne parviendra à rien », a indiqué Pélé. Ce qui suppose que tous les acteurs regardent dans le même sens, taisent leurs ambitions personnelles pour privilégier l’intérêt général.
Comme l’a souligné Hamidou Djibrilla Hima dit Pelé, les dirigeants doivent comprendre à tous les niveaux qu’ils sont « des encadreurs des jeunes qui jouent au foot » et qu’ils n’ont pas le droit de « sacrifier leur avenir ». Il a surtout souligné, « le Mali est un précurseur des centres de formation avec Salif Kéita qui a propulsé les Mahamadou Diarra Djilla, Seydou Kéita… Ce n’est pas normal que le Mali ne soit pas à la Coupe du monde ».
Il est alors temps que chacun s’assume pour permettre au Mali de tirer enfin tout le profit possible de ses immenses potentialités footballistiques, des nombreuses pépites qui ne cessent d’éclore dans nos rues et dans nos centres de formation !
Alphaly
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