Kayes : le couvre-feu prolongé d’un mois, circulation interdite la nuit

La décision est tombée sans surprise. À Kayes, les autorités maintiennent les restrictions nocturnes. Pendant encore trente jours, sortir la nuit restera impossible, sauf cas bien précis.

Le communiqué est court, mais il ne laisse aucune place à l’interprétation. Le gouverneur de la région, le Général de Brigade Moussa Soumaré, prolonge le couvre-feu déjà en vigueur depuis juillet dernier.

Nouvelle période : du 31 mars au 29 avril 2026.

Chaque nuit, à partir de minuit pile, les rues doivent se vider. À 00h00, la circulation s’arrête. Elle ne reprend qu’à 05h00.

Sortir la nuit ? Presque impossible

Concrètement, pendant ces cinq heures, personne ne circule. Ni motos, ni voitures, ni piétons.

Les exceptions sont limitées, et elles ne concernent pas le grand public.

Les véhicules des Forces de défense et de sécurité restent autorisés. Les ambulances aussi, mais pas toutes : uniquement celles qui disposent d’un ordre de mission. Sans ce document, même une urgence peut se retrouver bloquée.

Il n’est fait mention d’aucune autre dérogation.

Une mesure qui ne bouge pas depuis des mois

Ce couvre-feu ne date pas d’hier. La base juridique remonte au 1er juillet 2025. Depuis, la mesure est régulièrement prolongée.

Cette fois encore, aucune modification des horaires, aucun allègement. Le dispositif est reconduit tel quel.

Ce choix en dit long : pour les autorités, les conditions ne permettent toujours pas de desserrer l’étau.

Un quotidien réglé à l’heure du couvre-feu

À Kayes, la routine est installée.

Les habitants anticipent. Les déplacements se terminent avant minuit. Les activités nocturnes sont réduites au strict minimum, voire inexistantes. Ceux qui travaillent tard n’ont pas vraiment de marge.

Dans certains quartiers, dès 23h, les rues commencent déjà à se vider.

Entre discipline et fatigue

Dans son message, le gouverneur salue l’engagement des Forces de défense et de sécurité. Il évoque aussi la « résilience » des populations.

Sur le terrain, cela se traduit surtout par une adaptation contrainte. Respect des horaires, limitation des sorties, organisation du quotidien autour d’une règle fixe.

Pas de discours long, pas de justification détaillée. Juste une décision qui prolonge une situation déjà connue.

Et pour les habitants, une réalité qui continue : à minuit, quoi qu’il arrive, tout s’arrête.


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