Une nouvelle décision diplomatique vient marquer les relations entre Bamako et Rabat. Dans une note officielle estampillée « urgent », l’Ambassade du Royaume du Maroc au Mali a annoncé la suspension des Autorisations Électroniques de Voyage au Maroc (AEVM) pour l’ensemble des ressortissants maliens souhaitant se rendre dans le Royaume.
Cette mesure fait suite à une déclaration conjointe intervenue le 10 avril 2026 à Bamako, lors d’une conférence de presse réunissant le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue malien, Abdoulaye Diop. Elle entrera officiellement en vigueur à compter du 27 avril 2026.
Une décision à portée immédiate
Jusqu’ici, le dispositif AEVM permettait aux citoyens maliens d’obtenir une autorisation de voyage en ligne, simplifiant ainsi les démarches administratives pour se rendre au Maroc.
Dans sa correspondance référencée N°077/26/FA, l’Ambassade du Royaume du Maroc à Bamako précise que cette décision s’inscrit dans le cadre des orientations annoncées par les autorités marocaines. Elle en a informé le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, en réaffirmant, dans les formules diplomatiques d’usage, « l’assurance de sa parfaite considération ».
Des implications pour les voyageurs maliens
Cette suspension va profiter directement plusieurs catégories de voyageurs maliens : étudiants, opérateurs économiques, touristes ou encore familles habituées à se déplacer entre les deux pays. Le Maroc demeure en effet une destination privilégiée pour les Maliens, tant pour les études que pour les opportunités commerciales.
En l’absence de précisions complémentaires, de nombreuses interrogations subsistent : quelles seront les nouvelles procédures d’obtention de visa ? Quels délais prévoir ? Et surtout, cette suspension est-elle temporaire ou appelée à durer ?
Un signal diplomatique à décrypter
Au-delà de son aspect administratif, cette décision revêt également une dimension diplomatique. Elle intervient dans un contexte de coopération bilatérale historiquement dense entre le Mali et le Maroc, notamment dans les domaines religieux, économique et sécuritaire.
Si les autorités n’ont pas explicitement motivé cette suspension, elle pourrait traduire une volonté de réorganisation des flux migratoires ou d’ajustement des mécanismes de contrôle des entrées sur le territoire marocain.
En attente de clarifications
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a détaillé les alternatives concrètes à l’AEVM. Les usagers sont donc invités à se rapprocher des services consulaires pour toute information actualisée.
Dans un contexte où la mobilité internationale reste un enjeu majeur, cette décision marque une étape importante dont les effets se feront rapidement sentir dans les échanges humains entre les deux pays.
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